8 jours à travers les Alpes au départ du lac Léman jusqu'au col du Lautaret : 380 kms et 23 000 m D+ du 10 au 17 août 2024.
Des hauts, des bas, de magnifiques paysages, une météo parfois capricieuse, des larmes, des sourires, de l'émotion, de belles rencontres, des moments de partage, de solitude, de contemplation, des douleurs, de la fatigue, du bonheur. 7 magnifiques massifs traversés : Chablais, Giffre, Aiguilles Rouges, Mont Blanc, Beaufortain, Vanoise et des Cerces !
Jour 1 : Lac Léman --> Refuge de Bise
42 kms - 2 600 m de D+
Départ 7h45 de l'hôtel à Thonon-les-Bains après une bonne nuit et un bon petit déjeuner. Enfin... pas pour tout le monde, Max était tellement dans le pâté qu'il n'a pas assez profité du buffet.
On commence par une portion du route pour quitter Thonon, puis des portions en sous-bois avec un peu de dénivelé pour atteindre petit à petit la montagne. Premier arrêt "eau" à une fontaine au Belvédère de Reyvroz où l'on voit, au loin, notre objectif de la journée : les Cornettes de Bise où nous allons dormir au pied de la montagne.
On commence à prendre de la hauteur au Grand Chesnay, où on a une magnifique vue sur le lac Léman. On décide de faire notre pause pique-nique à ce moment là, à côté d'un abreuvoir à vache. Pas de bol, l'eau est bouillante, le tuyau est en plein soleil sur plusieurs mètres.
On poursuit notre chemin ! Premier coup de chaud pour Maud dans la monté à la tête des Fieux. Au sommet, on voit enfin le Mont Blanc et le reste des Alpes. C'est trop trop beau.
On continue notre chemin quand tout à coup, le chemin disparait. Petite partie hors piste avec un gars qui fait le GR5 en solo. Max prend un gros coup de jus dans le dos alors qu'il essayait de passer sous une clôture électrique qui délimite le parc des moutons. ça l'a bien réveillé. Une fois notre chemin retrouvé, on descend jusqu'au lac de la Case au pied du château d'Oche et de l'arrête de Pelluaz. On remonte au col des portes d'Oche pour apercevoir le beau lac de Darbon et rejoindre le col de Pavis. Ici, se trouve une magnifique harde d'une 40aine de bouquetins.
On arrive ensuite au col de Bise où l'on voit le refuge en contre-bas. On continue sur les crêtes de Velan où l'on passe brièvement en Suisse avant de redescendre vers le refuge. La vue est magnifique.
Une fois arrivée au refuge : une bonne douche, achat de fromage et de pain pour le repas de demain, un bon coca au soleil, un coup d'œil sur la carte pour voir ce qui nous attend demain et hop, à table.
Au menu : soupe à la tomate, croûte de fromage, pastèque.
Un petit tour de ferme et au lit. Maud se lève en pleine nuit et en profite pour regarder le ciel étoilé et une étoile filante.
Jour 2 : Refuge de Bise --> Refuge du Folly
50 kms - 3 100 m de D+
Départ à 7h00 du refuge de Bise avec un réveil bruyant mais agréable : les vaches rentrent pour la traite en passant juste devant notre fenêtre ouverte. Après un petit déj' en solo plutôt light, on décolle au lever du jour. Premier petit col en guise d'échauffement : le Pas de la Bosse.
On redescend ensuite aux Contamines pour ensuite changer de massif. On entame une grosse montée en sous-bois, en passant par la cascade de Sur Bayard. On arrive ensuite dans la zone naturelle du Mont de Grange, où l'on croise une copine vache très collante qui voulait des minéraux et qui léchait tout : nos bras, nos jambes et nos bâtons.
On continue d'avancer jusqu'au col de Bassachaux où l'on décide de manger une omelette et boire un coca express. Ca fait du bien par où ça passe !!!
On a repris des forces et on repart en direction du lac Vert et par le col de Chéserys. Il y a du monde sur les sentiers et encore plus au refuge... On ne s'attarde pas, on prend de l'eau et on repart jusqu'aux Portes de l'Hiver. On est sur la station de ski d'Avoriaz, une station très artificialisée avec de grandes pistes de 4x4 partout. Une longue partie pas vraiment intéressante jusqu'aux Portes du soleil où ça devient plus sauvage.
On arrive ensuite sur une jolie crête sympathique, suivi d'une descente jusqu'au col de Coux. C'est une frontière entre la France et la Suisse, il y a une ancienne douane qui se transforme en ce moment en chalet. On récupère le GR5, sur une grande piste de 4x4. On s'arrête dans le refuge de la Golèse pour recharger en eau avant de redescendre comme si de rien n'était... Maud perd le bouchon de sa flasque sans s'en rendre compte... Max fait demi-tour pour essayer de le chercher, en vain. Maud en a profité pour fermer les yeux quelques instants.
La descente est presque terminée mais la fatigue commence vraiment à se faire ressentir. Une fois en bas, on passe Les Allemands et on récupère le parcours du Haut Giffre, à partir du ravito du Crêt..
On s'attaque alors à une grosse montée technique, dans les rochers et dans la forêt avec une chaleur étouffante. Maud est en hypoglycémie et se plaint tout le temps... Et pour en rajouter une couche, plein de taons nous tournent autour et deviner qui s'est fait piquer 5 fois ?
Max ne se plaint jamais, comme d'hab, mais il est usé aussi.
On voit enfin le refuge du Folly, on n'est pas en avance mais on a le temps de se doucher (au tuyau d'arrosage parce qu'il y avait la queue à la douche). Maud se moque de Max, il a pris des coups de soleil sur le front et il a une grosse trace de la casquette.
Au menu : Soupe de pois cassé, délicieux riz népalais et flan en dessert.
Anecdote : Gros gros orage la nuit Maxime se réveille en panique, on avait oublié nos shorts dehors...
Jour 3 : Refuge du Folly --> La Pierre à Bérard
57 kms - 4 000 m de D+
Réveil de bonne humeur pour attaquer cette grosse journée qui nous attend ! Quand Maxime va aux toilettes et sort donc du refuge, il voit un gros incendie à Samoëns, 3 maisons ont pris feu, c'est impressionnant. Après un petit déjeuner, on décolle (avec nos shorts mouillés évidemment) avec nos frontales. On monte le premier col, les combes de Puaires, pour le lever du soleil, on aperçoit des vautours. On fait une pause miam-miam, puis on descend au lac de Vogealle, c'est magnifique et paisible.
Pour rejoindre le Bout du Monde du cirque de Fer à Cheval, la descente est bien raide et caillouteuse, on perd du temps. On croise la route de 2 jeunes bouquetins, puis un troupeau de brebis, on doit passer en plein milieu. Heureusement, il n'y a pas de patous.
La suite de la descente n'est pas compliquée et il y a une grosse portion de plat qui nous fait rattraper un peu de retard. Une fois en bas, on fait une pause poubelle et compote au camping de Sixt, où il y avait le ravito au trail du Haut Giffre.
La montée aux Praz de Commune on la connaissait tous les deux, elle n'est pas fun mais ça se monte assez vite.
Anecdote : un gars de Rennes, qui est dans le groupe CàP mais qui n'a jamais couru avec, a reconnu Max de part les photos, c'est rigolo !
Pause pique-nique en haut, avant de redescendre un peu, pour ensuite remonter au refuge de Grenairon.
Arrivés au refuge, qui soit dit en passant est magnifique, on prend un coca comme à notre habitude. On ne traine pas trop, l'orage est prévu à 14h. On monte la Cathédrale, magnifique montée avec des roches partout, ça semble désert. Cette portion est longue mais on arrive petit à petit au Cheval Blanc. On croyait que le plus dur était passé mais la descente était horrible, on a presque dû désescalader tellement c'était pentu. Cet endroit est un de nos coups de cœur de cette traversée.
On continue ensuite jusqu'au barrage du Vieux Emosson et ses empreintes de dinosaures. On a effrayé un marmotton qui s'est réfugié sous la glace. On commence à arriver dans le dur, on passe le barrage et on attaque une longue partie de bitume au bord des lacs.
Puis, on bifurque dans le massif des Aiguilles rouges. On prévient le refuge qu'on arrivera en retard. L'orage approche, il commence à pleuvoir.
On descend bien et on sort nos ponchos. En attaquant la dernière montée pour arriver au refuge, un magnifique arc-en-ciel apparait, de quoi nous redonner du courage.
Déçu de ce refuge, mauvais accueil, randonneurs pas souriants, refuge mal organisé pour tout ce monde mais très bon repas.
Au menu : soupe de légumes, dahl de lentille corail riz et crème de spéculos.
Une toilette de chat dans l'abreuvoir et hop au lit avec les ronfleurs.
Jour 4 : La Pierre à Bérard --> Nant Borrant
52 kms - 3 100 m de D+
On se réveille, on se lève pour manger le petit déjeuner. Impossible de trouver la lumière (normal, ils coupent le courant tant que les gardiens ne sont pas levés mais ils ne nous avaient pas prévenu).
On part à la frontale vers 5h30, direction le col des Montets par une petite descente dans la forêt. On fait une pause eau, nourriture et strap dans le dos de Maud, avant d’attaquer la montée jusqu’au lac Blanc.
Il y a très peu de monde à cette heure-là, c’était assez agréable. On a vu des bouquetins. Arrivés vers la fin de la montée, ça commençait à être dur (raide, chaud, pas de jus). On s’arrête au refuge du lac Blanc pour manger une tarte aux myrtilles et un coca (les plus chers des vacances).
Il est quand même magnifique ce lac quand il n’y a personne… On sait que le calme ne va pas durer. Il a suffi de 3’ de marche avant d’apercevoir la première vague de touristes arriver.
C’est désespérant… On continue jusqu’à la Flégère sans s’attarder pour continuer vers le Brévent. C’est joli derrière toutes les roches.
Trop de monde au Brévent, comme d’habitude. On voulait manger un panini mais il n’y en avait pas sans viande et sans chèvre pour Max.
On attaque alors cette interminable descente. Il fait beaucoup beaucoup trop chaud, nos pieds brûlent beaucoup plus que d’habitude…
Une fois arrivés aux Houches, on cherche un magasin de sport pour racheter une flasque, puis une boulangerie. On reste au frais, on mange bien et on achète pour le lendemain. On est usés. On réfléchit à raccourcir ou même quelques secondes à arrêter…
On décide de ne pas monter au col du Tricot et au refuge de Miage. On se contente donc du col de Voza.
Pendant la descente, on se prend un gros orage, nos ponchos sont trempés. En arrivant aux contamine, un monsieur en camionnette s’arrête et nous dit de monter : notre sauveur de la journée. Il nous emmène le plus près possible du refuge : au pied de Notre Dame de la Gorge. On a bien gagné 5 kms de bitume et de plat. Merci Monsieur !!
On attaque alors les 20 dernières minutes de montée en journée. Et en plus dans un chouette refuge !
On passe une super soirée : un délicieux (soupe de légumes, fromage, gratin dauphinois, tarte aux légumes, tarte au pommes), une bonne douche chaude, une belle organisation, des gens super gentils. On est remotivés pour attaquer la suite de l’aventure.
Jour 5 : Le Nant Borrant --> Refuge de Rosuel
55 kms - 3 000 m de D+
On se lève encore une fois avant tout le monde. On prend un bon petit déj et on repart pour une journée nuageuse. Direction le col du Bonhomme, c’est une chouette montée. Mais on met le poncho rapidement, il ne pleut pas de grosses gouttes mais on est mieux comme ça.
Au col, il ne fait pas beau, il y a beaucoup de vent et il fait froid. On prend quand même le temps de manger le croissant qu’on avait gardé du petit déj. On est heureux.
On continue direction le col de la Croix du bonhomme avant de remonter sur les crêtes du Gittes. C’est à ce moment-là qu’on quitte le TMB. Elles sont magnifiques ses petites crêtes. On redescend direction le Plan de La Laï en passant par le col de la Sauce. On lève les yeux au ciel et là … on voit un énorme Gypaète au loin ! On est trop contents.
On s’était donné rendez-vous dans cette descente avec la famille Danion. Ça fait du bien de voir des têtes qu’on connait. En bas, on s’arrête au chaud manger un cookie et boire un coca et une limonade.
On remonte sur la route direction le cormet de Roselend où l’on achète un morceau de fromage et pain pour le lendemain midi.
On change de massif, nous voilà dans le Beaufortain, une première pour nous. On commence tranquillement sur une piste de 4x4. On arrive ensuite dans les combes de Neuva. On est tranquille, il y a très peu de monde. On mange notre sandwich épicé acheté aux Houches.
On monte ensuite jusqu’au col du Grand Fond en passant par des névés et au bord de petits lacs. Cet endroit est magnifique, on adore.
De l’autre côté, on aperçoit le lac de Presset et son refuge où l’on s’arrête pour que Maud strape tous ses orteils du pied droit et recharger en eau. On voit la Pierra Menta, elle est si belle.
La descente se passe bien jusqu’au refuge de la Balme. Après Maud a des soucis digestifs à cause des épices du midi, des petits rototos tous le long de la piste de 4x4.
Une fois que ce problème est résolu, un autre arrive : une grosse contracture au quadriceps droit. Descente très très compliquée mais Maud se fait à l’idée et sert les dents.
On arrive à la Plagne, il faut maintenant remonter gentiment jusqu’aux refuge pendant 10 kms. C’est long… Il commence à pleuvoir vers la fin sur la dernière longue ligne droite : on court !
On arrive au refuge et on passe directement à table : soupe de tomate, chili sin carné pour tout le monde et yaourt.
Jour 6 : Rosuel --> Refuge de la Valette
46 kms - 3 300 m de D+
On se lève discrètement pour descendre déjeuner pendant que tout le monde dort encore.
Départ 6h30, il fait beau pour le moment, on attaque par une petite montée dans la forêt, puis on arrive vite à découvert dans un joli vallon. On croise rapidement nos premières marmottes et marmottons. C'est tellement agréables de les voir si paisible.
On arrive à notre premier refuge de la journée au col du Palet avec son lac Grattalau. On mange une tarte aux myrtilles et boit un coca. On discute avec un gars qui fait le GR5 et qui a le short complètement troué aux fesses. Il a demandé aux gardiens si ils avaient du fil et une aiguilles pour qu'il le répare.
On bascule de l'autre côté du col, ce n'est pas beau, on arrive à la station de ski de Val Claret (Tignes). On croise beaucoup de monde dont une personne fan des "mollets de magazine" de Maxime "bronzés et dessinés". Il était tout content de lui dire ça. On s'arrête à la superette pour acheter des compotes et des chips et aussi à la pharmacie pour soigner les pieds de Max. Ses talons sont brulés depuis quelques jours.
On repart dans la foule, arrivés au col de la Leisse il y avait déjà beaucoup moins de monde. On décide de manger au pied du glacier de la Chiaupe. Il fait encore bon mais les nuages arrivent et le temps se gatte.
On met ensuite rapidement les ponchos, en descendant au lac des Nettes. On voit notre premier Gypaète adulte de la journée. Le vallon est si beau et les montagnes autour impressionnantes, à notre droite s'élève la Grande Casse dans les nuages.
Max trébuche, fait peur à une marmotte qui se met alors à siffler. On se retourne vers elle et on voit un jeune gypaète juste au dessus de nous. On est trop heureux et contents d'être là !!
On poursuit notre chemin, on voir un bouquetin au loin. On attaque une montée remplie de myrtilles, évidemment Maud traine pour en manger quelques unes, gourmande. On se dirige vers le col de la Vanoise en passant par le lac du col de la Vanoise et le magnifique lac Rond avec sa croix. Au refuge, c'est là qu'on décide de ne pas suivre le sentier de l'Hexatrek qui faisait descendre à Pralognan par le lac des Vaches, mais de rester dans la montagne.
On se dirige alors vers le cirque du Grand Marchet. La montée est dingue : 1,7 km pour 551m de dénivelé positif ! On passe le col, cet endroit est si calme et si apaisant avec la magnifique chute à notre gauche. On trottine et là .... la REINE DES FLEURS : L'EDELWEISS !! Quel bonheur et quelle émotion d'en voir pour la première fois, un rêve qui se réalise.
On continue le cœur léger pour passer dans le cirque du Petit Marchet, puis on aperçoit rapidement le refuge. On croise un chamois, il nous manquait que ça... Maud est émue et pour la première fois de l'aventure, elle pleure d'émotion, de joie. On est en retard au refuge de la Valette mais les gardiens sont très gentils et accueillants.
Au menu : soupe de légumes, tajine végé et cake au citron !
On file prendre notre douche après le repas et Max soigne ses pieds dans la salle commune. Un petite tour aux toilettes à l'extérieur, on regarde les glaciers dans la nuit et on part se coucher. Sans mettre de réveil cette fois-ci, la journée de demain sera courte.
Coup de cœur pour le massif de la Vanoise, une super journée pleine d'émotions.
Jour 7 : La Valette --> Refuge de l'Orgère
22 kms - 1 100 m de D+
Aujourd'hui une petite journée nous attend. On décide de prendre notre temps, on est les derniers à sortir du lit. On se lève pour prendre un bon déjeuner, on a bien repris des forces. On a fini le pain de toutes les tables, les gros gourmands. C'est difficile de partir de cet endroit tellement c'est magnifique.
On décolle un peu avant 9h. La journée commence par une belle descente de 6 km pour arriver à 1800 m d'altitude. On est passé entre temps devant le lac de Chalet Clou. Une fois en bas, on arrive au refuge du Roc de la pêche. On fait une première pause et on boit un coca bien frais. Il y a un peu plus de monde par ici, des groupes de différents âges et de différentes capacités physiques. En effet, Pralognan n'est pas très loin et on se trouve sur une large piste de 4x4 facilement accessible.
Sur notre chemin, on s'arrête à l'alpage de Ritord pour acheter du beaufort. On en profite pour en manger un morceau avant de reprendre la route. On continue de monter jusqu'au refuge Péclet Polset où on décide de manger notre repas du midi. on va tester nos lyophilisés, on ne les a quand même pas portés pour rien !!! On commande quand même un coca, un diabolo, un fromage blanc à la myrtille et une part de tarte aux myrtilles en dessert. Les pâtes aux légumes sont très bonnes. Par contre, la salade de pomme de terre à du mal à se réhydrater, ça croustille !
On se remet en route, il fait beau mais le vent est frais sur la terrasse. On continue notre montée, le pourcentage de pente s'accentue petit à petit, on arrive bientôt au col. On passe dans la vallée des Cairns , ambiance très particulière. un peu étrange au cœur d'un parc national mais très joli tout de même. Dernier effort de la journée et magnifique vue en haut du col de Chavière. On ne traine pas, il y a du vent.
On bascule de l'autre côté jusqu'au lac de la Partie. Il ne reste plus grand chose à parcourir, on descend tranquillement jusqu'au refuge de l'Orgère où on va passer la nuit.
Sauf qu'il est seulement ... 14h ! On en profite pour se mettre en terrasse pour boire un coup et manger une bonne crêpe (qui a mis énormément de temps à arriver).
Puis, on s'installe dans notre chambre et on prend notre douche. Les gens avant nous disent que l'eau est froide mais nous on a eu de l'eau bien chaude, même trop chaude. On descend ensuite dans la salle commune pour lire un peu les livres à disposition. Mais au bout d'un moment on s'ennuie. On décide de sortir le jeu des petits chevaux et on passe à table. ENFIIIIN, on a trop faim !
On a bien mangé et surtout bien discuté avec un AMM qui nous racontait ses anecdotes, ça nous donne de plus en plus envie de se lancer dans l'aventure...
Dernière belle soirée en refuge, dernière étape demain, ça passe tellement vite...
Jour 8 : Refuge de l'Orgère--> Col du Lautaret
58 kms - 3 300 m de D+
Aujourd'hui, on quitte le massif de la Vanoise en passant par Modane, ville qui ne donne pas du tout envie d'y vivre. Cependant, on a quand même trouvé une boulangerie pour acheter un miche de pain et des pains au chocolat. Mais pendant cette descente, Max a glissé sur une pierre et a cassé un bâton. Heureusement que ça arrive le dernier jour ! Maud, quant à elle, commence à avoir mal au genou gauche. On est partis trop rapidement dans la descente sans trop d'échauffement.
En commençant la première montée après Modane pour entrer dans le massif des Cerces, Maud se plaint d'une grosse douleur à la cuisse gauche, juste au dessus du genou. La montée a été longue. Première pause à Notre Dame de Charmaix où l'on mange notre pain au chocolat. On repart ensuite pour finir cette première montée jusqu'au col de la vallée étroite. Maud ne peut pas courir, on va marcher toute la journée.
Il ne fait pas beau aujourd'hui, on a mis les ponchos, les montagnes jouent à cache-cache avec les nuages. On décide de faire notre pause pique-nique au bord du lac de Peyron.
On reprends ensuite notre route vers le col des Méandres, c'est celui qui permet de monter au Mont Thabor. La suite des sentiers est une alternance entre petits lacs et cailloux, le tout en montant toujours, jusqu'au col des Muandes. A ce moment là, on attaque la descente jusqu'aux refuges des Drayères. On est trempés, on s'arrête quand même boire un coca et manger une tarte aux myrtilles sous les parasols. Une pauvre petite dame attend son mari depuis plus de 2h sous la pluie.
On repart à la découverte d'autres lacs dont le lac de la Clarée qui est magnifique. On commence à voir quelques balisages du trail Galibier-Thabor. Il y a peu de monde sur les sentiers, c'est plaisant. On passe à côté de gros bouquetins mâles en allant en direction du fameux lac des Cerces, ils sont splendides. Max a failli marcher sur une grenouille rousse, il a eu plus peur qu'elle.
On continue de descendre jusqu'à arriver face à une pancarte "Propriété privée, défense de passer". On essaye de rattraper un autre chemin un peu plus bas mais il y a une caravane avec 2 gros chiens devant le passage. On essaye de s'approcher pour parler au monsieur. Ouf, il est gentil. Il nous explique que les chemins passent chez lui donc il faut faire le tour...en hors piste... Finalement on retrouve assez rapidement le chemin balisé du trail. Mais il fait très froid, on est trempés et ce n'est vraiment pas agréable. On arrive ensuite au col du Galibier.
Il faut maintenant descendre jusqu'au col du Lautaret. Il est tard, on trottine un peu. Des vaches énormes nous coupent le chemin, on fait des petits "hop-hop" et elles ont bien voulu nous laisser passer.
Une fois arrivés à la route, on décide de faire du stop pour monter au col du Lautaret. On descend de la voiture d'un photographe animalier amateur en haut du col pour prendre une photo. On a terminé notre traversée, il ne reste plus qu'à descendre jusqu'à l'auberge... Il est super tard, la nuit tombe et on a dû mal à trouver une voiture pour nous descendre. Deux Grenoblois s'arrêtent finalement pour nous avancer un peu.
On est contents d'arriver, on mange un Lyophilisé, un morceau de Beaufort. ET AU LIT !
Une superbe traversée qui nous a permis de découvrir pleins de nouveaux coins (où on retournera) même si la météo n'a pas toujours été au rendez-vous.
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